Respecte le Pays et les habitants qui nous ont accueillis... et ne te mêle pas de leurs affaires.
Telles étaient les
paroles que mon père, italien jusqu'à sa mort, me répétait quand
j'étais gamin.
Pour lui, ne pas se mêler de leurs
affaires cela voulait dire ne pas s'occuper de politique. Il avait ses
idées et n'était pas toujours d'accord avec les
décisions des politiciens, mais il n'en parlait pas en
dehors de la sphère familiale. Même le choix de
mon prénom devait montrer que notre intégration
était réussie.
Aussi, bien qu'ayant eu à 16 ans mon passeport suisse et ayant fait mon "armée" comme on dit chez nous, je suivis cette recommandation paternelle. C'est pourquoi, je restai à distance de la chose politique, jusque tard, consacrant le plus clair de mon temps au plan sportif (compétition et comité).
Mais je ne me désintéressais pas de la politique et, finalement sur le tard, je me suis dit que pour ce merveilleux Pays qui m'a beaucoup donné je pouvais, en retour, lui consacrer un peu de mon temps.
J'ai, dans un premier temps,
pensé me mettre du parti radical - la plupart de mes amis et
connaissances en font partie - mais j'ai pris conscience que mes
idées se calquaient beaucoup plus sur celles de l'UDC. Avec
l'âge, ma sensibilité s'est
développée; je me suis rappelé que par
ma famille maternelle (valaisanne) j'avais des racines paysannes et
vigneronnes.
De plus, l'évolution des mentalités des
immigrés actuels me fait réagir. Beaucoup n'ont
pas la notion du respect. Ils entrent dans votre salon (pays), mettent
les pieds sur la table (incivilité) et attendent que vous
leur serviez à boire et à manger (aide sociale),
puis se disent que votre lit doit être moelleux (refus de
partir).
C'est pourquoi je suis pour un programme d'intégration sérieux où l'on donne une chance d'accueil à ceux qui veulent vraiment respecter nos règles et que pour les autres, qui pensent qu'en Suisse il n'y a qu'à se servir, l'on soit ferme et intransigeant.
Mon voeux: que tous ceux qui veulent faire de la Suisse leur nouvelle patrie appliquent les paroles de mon père. Et ils seront, en retour, également respectés.